Chacun possède en lui des blessures affectives inscrites majoritairement pendant l’enfance. Lise Bourbeau en a écrit un bestseller que vous trouverez aisément dans votre bouquinerie préférée.

Elles s’expriment à travers les réactions émotives, souvent disproportionnées voir même excessives, et occasionnent des maux physiques, émotionnels et/ou mentaux.

Pendant notre enfance, on rencontre tous des situations dans lesquelles nous avons le sentiment d’être rejeté, trahi, abandonné, etc, par nos propres parents, nos enseignants, nos camarades, ce qui a pour effet d’inscrire dans notre inconscient ces dites blessures.

Cet enfant blessé vivra au tréfonds de notre psyché tout au long de notre existence et se manifestera une fois adulte à travers notre enfant intérieur  (cf. : Enfant intérieur).

En tant qu’être humain, nous avons cet instinct primaire d’être aimé de l’autre, des autres, pour notre survie au sein de notre espèce.

Alors puisque nous ne voulons pas être banni mais aimé, nous finissons par encaisser ce qui nous blesse, enfant. On met nos réactions en sourdines pour éviter d’agir tel qu’on supposerait être de manière amère, aigrie, détestable. De ce fait, on crée ce qu’on appelle des masques. Ce qui finalement vient cacher qui on est vraiment, par peur de décevoir ceux dont on veut être aimé, reconnu, accepté et nous évite ainsi de ressentir à nouveau ces souffrances endurées.

A chaque blessure son masque !

  • Blessure de rejet = masque du fuyant

  • Blessure d’abandon = masque du dépendant

  • Blessure d’humiliation = masque du masochiste

  • Blessure de trahison = masque du contrôlant

  • Blessure d’injustice = masque du rigide

Il ne faut pas minimiser ces blessures sous prétexte qu’elles ont été inscrites en nous dans notre passé. Certains diront qu’on connait tous des aléas de la vie et qu’il faut apprendre à vivre avec, ou encore que c’est du passé alors il faut les oublier et penser au présent et à l’avenir.

Ce n’est pas totalement faux. Il est nécessaire de positiver en se concentrant sur le présent afin de mieux se projeter dans l’avenir.

Seulement voilà, ces blessures affectent notre système comportemental et conditionnent, tout au long de notre vie, notre façon d’être en relation avec les autres et nous-même et ce quel que soit le milieu (familial, professionnel, social, santé). Elles interfèrent également dans le rôle ou les rôles que nous avons à y « jouer » (parent, conjoint(e), ami(e), collègue…) et s’expriment même à travers notre façon de gérer nos angoisses, nos peines, nos responsabilités, les conflits, nos séparations…

La guérison :

Quand souffrir devient trop prégnant et pour espérer panser nos maux afin de trouver notre épanouissement, il faut identifier les situations qui ont causés ces blessures.

L’acceptation, la patience, la compassion et la compréhension de nous-même seront nécessaire pour bien cheminer dans cette démarche.

A chacun sa méthode. On peut consulter un psychologue, un psychanalyste, un coach en développement personnel, un ami, un membre de notre famille…

Être aidé et accompagné dans cette démarche pourra atténuer la douleur qui ressortira des prises de conscience.

N’attendez pas des autres qu’ils vous guérissent ou comblent vos manquent car nul ne sait ce que ressent votre enfant intérieur.

Les masques que nous revêtons nous poussent à agir de manière décalée la plupart du temps. Ce qui engendre de la part des autres, des réactions, des réponses, parfois dures et incompréhensibles et c’est bien normal car votre attitude peut tout aussi bien blesser ceux avec qui vous êtes en relation.

Alors au même titre que les autres devraient le faire pour vous, quand vous avez en face de vous quelqu’un qui a un comportement contrariant pour ne pas dire malveillant, pensez que lui/elle aussi exprime quelque chose de l’ordre de l’émotionnel qui lui appartient.

Je précise « qui lui appartient » car vous n’êtes pas responsable de ce que l’autre ressent. Cependant vous êtes tenu de ne pas provoquer consciemment des situations dans lesquelles il/elle se sentirait en insécurité, ou du moins d’essayer car là encore, il ne s’agit pas d’être dans la retenue ou l’effacement de soi. Occasionner des situations gênantes dans le seul but de tester l’autre ne fera qu’aggraver ses blessures, ne l’aidera en rien et risquerait fort de soulever d’autres problématiques conflictuelles.

La communication ouverte et bienveillante à toute son importance quoiqu’il en soit.

Mais puisque vous, vous êtes dans une démarche d’auto-réparation et que l’autre ne l’est peut-être pas, il vous en revient la responsabilité de repérer quelle peut être sa blessure, non pas pour la guérir mais pour adopter un comportement adéquat face à cette personne.

Là prend tout son sens la fameuse phrase qui dit qu’il faut s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer les autres. Quand vous aimerez qui vous êtes, vous n’aurez plus de peine à exprimer vos émotions parce qu’elles seront justes pour vous et ainsi vous serez à même d’accepter celles exprimées par les autres, sans en faire une affaire personnelle.

Et n’oubliez pas que tout ce qu’on veut, tous autant que nous sommes, c’est être aimé !

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