Allez ! Nouveau sujet ! BIM !

Ça ne pouvait pas mieux tomber puisque la question que l’on m’a posée hier soir, pourtant très simple au premier abord, m’aurait pris deux bonnes heures pour y répondre à l’oral. Alors que cet article, je vous l’écrit en trente minutes. Seulement voilà, mon interlocuteur a trouvé à redire sur le manque de clarté de mon très long discours. Ce qui m’a fait cogiter jusqu’au lever du jour avec des interrogations telles que : pourquoi mon cerveau ne range-t-il pas mes pensées de manière plus ordonnées, pourquoi est-ce que mes pensées sont en arborescence, etc ?

Le sujet porte sur la remise en question et la question était de savoir ce qu’était pour moi ou comment je vis cette chose étrange. Étrange de par son nom déjà. « Remise », qu’est-ce que ça veut dire dans ce cas précis ?
Ça sous-entend qu’une première « mise » en question a déjà été faite, qu’on a au moins une fois posé un regard, un questionnement sur nos certitudes acquises lors de notre parcours en tant qu’individu singulier. C’est à ce moment-là que notre subjectivité est d’un coup secouée, défaite et la véracité qu’on lui attribuait est soudainement « re-mise » en cause.

Tiens ! Justement, la subjectivité est un mot intéressant puisqu’il « caractérise ce qui appartient au sujet, à l’individu seul, à ce qui est personnel, contrairement à l’objectivité qui relève de la neutralité. » (Cf. : Wikipedia)

Alors, ce qui se passe dans le cas précis d’une remise en question est la perte, le renoncement d’une part de nous-même. Dure épreuve pour notre égo, défenseur suprême de notre conscience, qui sort ses armes secrètes – comme le déni, par exemple – pour tenter d’éviter que notre être soit mis à mal. Il paraît donc sensé d’évoquer la difficulté d’une telle démarche puisque cet évènement vient anéantir une partie de notre construction psychique.

Ça demande de la bravoure d’aller sur ce terrain là. Il faut être passé par l’étape de l’introspection pour faire dans un premier temps, plus ample connaissance avec nos croyances, nos préjugés, nos qualités et bien évidement nos défauts. On interroge alors notre histoire familiale avec ce qu’elle inclue en terme de personne, environnements et d’évènements aussi divers que variés.

 

Socrate n’a t-il pas dit : « Connais toi toi-même » ? Nous sommes uniques et avons notre propre perception de la réalité. Notre vécu, le contenant de ce sac à dos que l’on se trimbale et qu’on rempli au fil des ans, conditionne nos réactions, nos décisions. C’est en faisant connaissance avec nous-même, en essayant de comprendre notre fonctionnement, que nous pourrons être mieux avec notre personne et les autres.

Rappelons que « La théorie historico-culturelle du psychisme soutient que le psychisme humain n’est pas seulement influencé par les racines biologiques et héréditaires de l’homme, mais aussi et surtout par son insertion au sein d’une société et d’une culture. » (Cf. : Wikipedia). Ce qui signifie que tout le monde n’est pas égal face aux capacités psychiques qu’il possède, nécessaires pour se remettre en question.

Notre psychisme nous est en grande partie difficilement accessible car il fonctionne de manière automatique.
C’est pourquoi quand on énonce à quelqu’un ce qui dysfonctionne chez lui, de but en blanc, sa réaction ne sera pas de se remettre en questionnement instantanément mais plutôt d’ériger des barrières de protection comme par exemple, répondre avec colère ou encore en attaquant à son tour l’auteur de ce qui l’aura blessé, mis en insécurité.

Faisons bien la différence entre LA remise en question et les questionnements qui se répètent de façon incessante dans notre quotidien, comme un bref examen de conscience pour voir si on se comporte bien ou pas, ou encore ce regard qu’on porte sur soi-même pour jauger et réajuster nos performances, nos capacités à être dans notre société : est-ce que je travaille bien, est-ce que je gagne assez d’argent, est-ce le bon moment pour déménager, est-ce que je m’habille convenablement, ne va-t-on pas me juger pour ci ou pour ça, etc, etc, etc.

La remise en question typique et indiscutable, n’apparaît pas volontairement. Elle est le bloc de béton qu’on se prend en pleine face et de plein fouet sans qu’on s’y attende, tout simplement parce qu’à force de s’accoutumer à ce qui nous contrarie, nous entrave ou nous porte préjudice, on finit par ne plus rien pouvoir encaisser.

Un changement vital s’impose à soi.

Intervient ce qui pourrait s’apparenter à l’instinct de survie. On veut vivre ! La vie nous appelle ! Elle nous tend les bras mais malgré le fait qu’on sache devoir effectuer un changement profond, il est terrifiant de tuer volontairement ces parcelles intérieures qui nous font nous sentir nous-même.

Tout ça pour quoi ? Pour partir à la découverte d’un « nous » totalement énigmatique ? Whoua ! Il en faut du courage, vous ne trouvez pas, pour aller décadenasser l’inconnu ?!

Mais pourtant, quand on y parvient, et à chacun son rythme et sa façon, on porte un regard nouveau, élargit et plus éclairé sur la vie et ce qu’elle a à nous offrir.

J’ajouterais alors qu’il est préférable de ne pas en vouloir, ni à ceux qui nous heurtent par leur remarques souvent maladroitement formulées ni à nous-même pour les réactions qui en découleront, car ce ne sera qu’avec bienveillance qu’on parviendra à traverser ce qui selon moi est une rude épreuve mais ô combien bénéfique !

Allez ! Haut les cœurs ! La vie nous attend !

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