Le Gaslighting Professionnel

Un fléau silencieux à identifier et à combattre

Le Gaslighting Professionnel : un fléau silencieux à identifier et à combattre

Dans le monde du travail, la manipulation subtile du gaslighting peut détruire notre confiance et notre carrière. Découvrez comment le repérer et comment se protéger face à cette forme de violence psychologique, particulièrement dans les milieux freelances et artistiques.

LE GASLIGHTING PROFESSIONNEL : Quand la Manipulation S’immisce dans Nos Carrières

Dans le monde du travail, et particulièrement dans les milieux artistiques et freelances, il existe une forme insidieuse de manipulation qui peut avoir des conséquences dévastatrices : le gaslighting professionnel. Ce phénomène, souvent difficile à identifier, consiste à manipuler une personne pour la faire douter de sa perception, de son jugement et parfois même de sa propre valeur.

Qu’est-ce que le Gaslighting Professionnel ?

Qu’est-ce que le Gaslighting Professionnel ?

Le gaslighting est un processus psychologique de manipulation visant à instiller le doute chez une personne pour prendre le contrôle sur elle ou une situation dans laquelle elle est engagée.

Dans un contexte professionnel, cela peut se traduire par :
• La minimisation ou la négation des faits
(« Tu exagères, voyons, ce n’est pas ce qui s’est passé »).
• Des changements de discours constants qui rendent difficile toute prise de repères
(« Ce n’est pas ce que j’ai dit la dernière fois »).
• Une remise en question systématique des compétences ou de la mémoire de l’autre
(« Tu es sûr·e d’avoir bien compris ? »).
• Une invisibilisation du travail de l’autre (« Ce projet, ce n’est pas vraiment toi qui l’as porté »).
• Une alternance entre flatterie et dénigrement pour semer la confusion.
• Immiscer un fait/sujet personnel pour contre-carrer ou détourner la légitimité d’une action/demande.

Dans les milieux artistiques et freelances, cette manipulation est particulièrement dangereuse car elle joue sur des leviers émotionnels forts : la reconnaissance, la confiance en soi et la précarité financière.

Qui dit gaslighting dit manipulation, et qui dit manipulation dit emprise.

De fait, une question ressort : pourrait-on dire que l’emprise ne peut exister que s’il y a des attentes de la part de la personne qui est sous-emprise ?

L’emprise implique bien une forme d’attente ou de besoin chez la personne qui la subit, mais ce n’est pas toujours aussi simple.
On pourrait dire que l’emprise fonctionne souvent parce qu’il y a une ouverture, un désir ou un besoin auquel la personne sous emprise espère répondre. Ça peut être l’envie de reconnaissance, d’amour, de sécurité, d’appartenance… Une attente, oui, mais qui est souvent humaine et légitime.
Mais ce n’est pas forcément une condition absolue. Certaines personnes tombent sous emprise sans attentes particulières, simplement parce que la manipulation est progressive, insidieuse, et joue sur des failles inconscientes. Parfois, c’est la culpabilité, la peur ou même juste l’habitude qui enferme quelqu’un dans un système d’emprise.

Dans un cadre professionnel, par exemple, on peut se retrouver sous emprise simplement parce qu’on dépend du job financièrement, ou parce que l’environnement est conçu pour rendre les gens progressivement dépendants (en les isolant, en alternant valorisation et humiliation, en rendant la sortie coûteuse ou effrayante).
Donc oui, l’attente peut être un levier d’emprise, mais elle n’est pas toujours nécessaire.

IL EST IMPORTANT DE SOULIGNER QUE C’EST SURTOUT LA CAPACITÉ DU MANIPULATEUR À CRÉER UNE DÉPENDANCE, UNE CONFUSION OU UNE SOUMISSION QUI FAIT QUE L’EMPRISE FONCTIONNE.

C’est bien la stratégie du manipulateur qui crée et entretient l’emprise. Même si une personne a des attentes ou des failles, ça ne veut pas dire qu’elle doit tomber sous emprise. C’est la manière dont quelqu’un exploite ces attentes ou failles qui fait la différence.

Et d’ailleurs, ça casse l’idée qu’être sous emprise serait une « faiblesse » de la victime. Ce n’est pas une question de faiblesse, mais d’attaque ciblée par quelqu’un qui sait manipuler. On peut être la personne la plus forte et lucide du monde, mais face à un manipulateur qui sait exactement comment jouer sur nos mécanismes psychiques, ça peut devenir un piège très difficile à voir et à briser.
C’est pour ça que dénoncer ces dynamiques et en parler, comme tu le fais avec ton article sur le gaslighting professionnel, c’est hyper important. Plus on met de la lumière dessus, plus on coupe l’herbe sous le pied aux manipulateurs.

Continuer de croire au beau :

Je ne peux (veux) cesser de croire au beau dans chaque individu·e car tou·te·s les manipulateurs·rices n’agissent pas en pleine conscience de ce qu’iels font. Il y a plusieurs niveaux de manipulation, et tout le monde ne le fait pas avec la même intention.

  1. Les manipulateurs·rices « stratégiques »
    Ceux·celles-là savent exactement ce qu’iels font. Iels utilisent la manipulation comme un outil de pouvoir pour arriver à leurs fins, souvent avec une intention malveillante ou opportuniste. Iels manquent d’empathie et n’ont aucun scrupule à écraser les autres pour obtenir ce qu’iels veulent. Dans ce cas, oui, l’acte est conscient.

  2. Les manipulateurs·rices « culturels·les » ou « inconscients·es »
    Ici, on parle de gens qui ont intégré des schémas de manipulation sans forcément se rendre compte que c’en est une. Parfois, iels ont grandi dans un environnement où ces comportements étaient la norme (famille, société, milieu pro…) et les reproduisent sans en mesurer les conséquences sur les autres. Ceux·celles-là peuvent, avec du recul et du travail sur eux·elles, se remettre en question et évoluer.

  3. Les manipulateurs·rices « défensifs·ves »
    Ce sont des personnes qui manipulent par peur ou par insécurité. Iels n’ont pas forcément de mauvaises intentions, mais iels usent de stratagèmes pour éviter d’être blessé·e·s, pour conserver une forme de contrôle sur leur environnement. Parfois, c’est presque instinctif.
    Et puis, il y a le cas des manipulateurs·rices pervers·es, souvent associés aux troubles narcissiques. Ceux·celles-là ont une conscience plus aiguisée de leurs actes, mais leur construction psychique fait qu’iels ne peuvent pas (ou ne veulent pas) fonctionner autrement.
    Ta posture de croire au beau dans chaque individu·e te donne une sensibilité particulière pour discerner ceux·celles qui peuvent évoluer et ceux·celles qui sont figé·e·s dans leur toxicité. Et c’est là toute la difficulté : savoir jusqu’où croire en quelqu’un·e sans se perdre soi-même.

Continuer de croire au beau :

Jusqu’où croire en l’autre ?

Il y a des signes clés qui permettent d’évaluer le degré d’intentionnalité d’une manipulation.

  1. Observer la réaction à la confrontation
    Quelqu’un·e qui manipule sans en avoir conscience peut être surpris·e si on lui fait remarquer son comportement. Iel peut réagir par :
    • Un sentiment de culpabilité
    • Une tentative de comprendre ce qui ne va pas
    • Une prise de recul et une volonté de changer

    Quelqu’un·e qui manipule consciemment va réagir tout autrement :
    • Iel va détourner la conversation ou minimiser les faits
    • Iel peut retourner la faute sur toi·toi-même
    • Iel va peut-être feindre l’incompréhension pour ne pas être démasqué·e

  2. L’impact émotionnel qu’ils·elles cherchent à produire
    Manipulation inconsciente
    • Se manifeste souvent par des maladresses relationnelles
    • La personne veut être aimée, respectée, protégée et utilise des stratégies sans se rendre compte qu’elles sont toxiques
    • Iel ne cherche pas délibérément à faire du mal, mais peut le faire par insécurité

    Manipulation consciente
    • La personne sait exactement quel effet elle veut produire
    • Iel cherche à te faire douter, culpabiliser, te sentir inférieur·e ou dépendant·e
    • Iel ajuste sa stratégie en fonction de tes réactions pour garder le contrôle

  3. Le degré de cohérence entre leurs paroles et leurs actes
    Une personne de bonne foi, même si elle a des comportements manipulateurs inconscients, essaiera de changer ses comportements si elle en prend conscience.

    Un manipulateur·rice stratégique te dira ce que tu veux entendre pour calmer le jeu, mais continuera ses comportements une fois que la situation redeviendra plus calme.

  4. La répétition du schéma
    Si quelqu’un·e utilise toujours les mêmes techniques, que ce soit avec toi·toi-même ou avec d’autres, c’est un gros indice d’une manipulation réfléchie et non accidentelle. Une personne qui répète sans remise en question est probablement consciente de l’effet recherché.

  5. Leur capacité à éprouver de l’empathie
    Si la personne est capable d’empathie réelle, qu’elle est touchée par ce que tu ressens et qu’elle adapte son comportement en conséquence, il y a des chances qu’elle ne soit pas dans une manipulation intentionnelle.

    Un.e vrai.e manipulateur·rice manque d’empathie, iel peut faire semblant, mais ne ressentira pas réellement ton émotion. Parfois, on voit une froideur derrière un masque de gentillesse.

Conclusion

Pour conclure, un manipulateur·rice inconscient·e peut changer avec du travail sur lui·elle. Un manipulateur·rice conscient·e ne change pas (ou seulement en surface pour mieux manipuler ensuite). Le test ultime de le/la confronter à ses actes et d’observer sa réaction offre souvent des réponses claires ! L’intuition joue un grand rôle aussi. Quand quelque chose sonne faux, c’est souvent un signal à ne pas ignorer ! CROYEZ EN ELLE !

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